Le CHBA enrichit le diagnostic cardiaque

Le Centre Hospitalier Bois de l’Abbaye (CHBA) innove en intégrant le calcul du score calcique directement lors d’un examen cardiaque déjà pratiqué. Une avancée qui permet d’obtenir davantage d’informations, sans examen ni irradiation supplémentaire, au bénéfice direct des patients.

Le Centre Hospitalier Bois de l’Abbaye franchit une nouvelle étape dans la prise en charge des patients cardiovasculaires. Depuis le 6 avril 2026, le service de médecine nucléaire utilise une nouvelle fonctionnalité lors des scintigraphies myocardiques, un examen couramment prescrit par les cardiologues qui permet d’analyser la circulation du sang dans le cœur et de détecter d’éventuels problèmes.

Grâce à cette évolution, cet examen permet désormais aussi de calculer automatiquement le score calcique.

Le score calcique : un indicateur précieux du risque cardiovasculaire

Le score calcique mesure la quantité de dépôts de calcium présents dans les artères du cœur. Ces dépôts sont liés à l’accumulation de plaques (notamment de cholestérol), qui peuvent augmenter le risque de maladies cardiovasculaires.

Plus le score est élevé, plus le risque de maladies cardiovasculaires — comme l’infarctus — est important. Jusqu’à présent, ce score était principalement obtenu via un examen spécifique appelé coronoscanner.

L’usage élargi du programme permet désormais de calculer ce score au moment même de la scintigraphie myocardique, sans nécessiter d’examen supplémentaire ni d’irradiation additionnelle pour le patient.

Concrètement, cela signifie :

  • un seul rendez-vous à l’hôpital,
  • une analyse plus complète pour le médecin,
  • et une prise en charge mieux adaptée.

Cette approche permet également de multiplier par cinq le nombre de patients bénéficiant d’une évaluation du score calcique.

Une aide précieuse pour les médecins

L’objectif n’est pas de remplacer le coronoscanner, mais bien d’exploiter au maximum les capacités des équipements existants afin d’enrichir le raisonnement clinique.

Le score calcique permet notamment de mieux évaluer les risques et d’orienter plus précisément le suivi du patient. 

« Ce projet est avant tout qualitatif », souligne le docteur A. Giudice, chef de service de médecine nucléaire. « Notre priorité est d’améliorer la prise en charge des patients. »

Aucun surcoût n’est prévu pour les patients car cette avancée s’inscrit pleinement dans une démarche d’optimisation des soins.

Actuellement en phase d’évaluation, ce projet devrait rapidement démontrer des bénéfices concrets pour les patients et les équipes médicales.



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